Après tant d'années d'attente et d'atermoiement, je me suis enfin décidé à regarder Zodiac. Vos commentaires élogieux sur cet illustre film de David Fincher n'y sont pas pour rien, je me devais de clôturer la filmo du grand David avec le dernier film non vu. En attendant le prochain.
 
Premier commentaire, le film n'a pas de dénouement clair, le malaise perdure et l'aura de mystère n'est pas totalement dissipée. Restent les élucubrations et les conjectures. Preuve que le noeud du film n'est pas lié à la résolution de l'enquête mais à son impact sur les psychés des personnages.
 
Le casting de fou est une accumulation de victimes collatérales. Le détective Mark Ruffalo et les journalistes Jake Gyllenhaal et Robert Downey Jr mettent leur vie en péril pour résoudre l'énigme du tueur mystérieux.
 
Plus qu'une enquête, Zodiac est un film sur l'obsession d'individus. L'abandon de tout comportement cohérent aboutit inéluctablement à des tourments intérieurs que le réalisateur observe avec l'intérêt d'un chirurgien. Au scalpel et à la loupe. A l'instar d'un Sudoku retors ou d'une énigme vicieuse, les personnages sont happés car le tueur les met au défi de le confondre. Appels téléphoniques, pistes, indices, en ne se cachant pas totalement, il ouvre la boite de Pandore et tous s'y engouffrent sans protections.
 
Histoire vraie jamais vraiment élucidée, le tueur du Zodiac a inspiré 2 ouvrages sur lesquels Fincher a pu se baser. Et comme pour Seven, l'enquête n'avance que par la seule volonté du tueur. Indices disséminés, meurtres orientés, le tueur se livre dans Seven, il agit à visage découvert dans Zodiac. La perversion reste comme toujours la vraie obsession du réalisateur.