De manière tout à fait lapidaire, le Sunshine de Danny Boyle me fait très fortement penser à un 28 Jours Plus Tard dans l'espace. Même acteur principal (Cillian Murphy), ambiance pareillement anxiogène, identiques enjeux de survie... pas simple de ne pas périr en milieu hostile.
 
Un vaisseau rempli de scientifiques est envoyé pour rallumer un soleil en voie d'extinction. Suite à une bête erreur, l'équipage doit choisir comment arriver le plus facilement au soleil. Le choix de rallier un vaisseau échoué lors d'un voyage précédent ravive les tensions et complique l'objectif de la mission: sauver l'humanité.
 
Danny Boyle tente de faire du Kubrick en reliant enjeux scientifiques et quête cosmogonique. L'avalanche d'effets spéciaux et d'effets visuels complique sa mission, offrant beaucoup de flou et d'errements. S'accrocher au film ne pose pas de problèmes mais Danny poser des pièges toutes les 5 minutes, gonflant le scénario inutilement.
 
Les contours des personnages restent flous et les péripéties s'accumulent dans une cascade de rebondissements. Sauver l'humanité est un enjeu louable, mais transformer le film en un blockbuster clinquant n'aide pas vraiment.