a regardé "Starship Trooper" sur le cable hier soir.

Film intéressant à de multiples titres. Blockbuster aux codes tellement voyants (déluge d'effets spéciaux, casting de Barbie & Ken, love story à deux balles, méchants arachnides sans coeur ni pitié) qu'il en flirte allègrement avec la caricature basique, le film avait été vendu comme une critique acerbe du gloubi boulga proposé à des spectateurs lobotomisés et avides de pop corn. A chercher la subtilité, la frontière entre 1er degré très réussi (ça envoie du lourd, c'est gore, ça saigne) et 2nd degré caché (l'humanité n'est pas faite que de surfers bodybuildés et de poulettes à grosses bouches) en devient indéterminée. Floue. Incertaine.
En reste une intention louable qui se perd dans un esthétisme très réussi qui en vient à réconcilier tous les publics. Oui au film d'action sans cervelle, oui aussi à la critique. Chacun y trouvera ce qu'il voudra, l'image d'une société du futur totalitaire et à la limite du fascisme, des übermensch catalogués selon leurs pouvoirs ou leur physique, la quête de l'aventure spatiale, ou des aliens très très méchants à dégommer dare dare.

Note: 3,5/5, spectacle entier, drame omniprésent, 2nd degré sourd et culpabilisant. C'est intelligent et écervelé en même temps. Qu'il est bon de se laisser aller à ses instincts les plus élémentaires sous couvert d'intellectualité.
 

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