Un Kurosawa majeur "Ran" adapté une fois de plus de Shakespeare. Après Le Château de l'araignée tout imprégné de MacBeth, c'est le Roi Lear qui passe à l'écran. Un roi vieillissant ne peut empêcher ses fils de se déchirer pour le contrôle de l'héritage.
 
De la couleur, des batailles homériques et une intrigue qui fonce tout droit vers l'amertume. La faim du pouvoir sans fin guide une descendance sans respect pour les anciens et les liens du sang. Personne ne pourra sortir vainqueur d'un tel déchirement.
 
Une femme guide les fils du destin, dans une visée de vengeance qui mènera la famille Ichimonji vers son tombeau. 2h30 de délice cinématographique. Plus je découvre Kurosawa, plus j'en suis fan... Pas facile d'accès mais tellement satisfaisant...