a vu "Wrong cops" (5/5). Le gros coup de coeur de la semaine, un film tellement iconoclaste qu'il en devient complètement déjanté. Cette histoire de flics loin de protéger l'ordre et la justice m'a fait hurler de rire comme rarement depuis longtemps. Je le recommande chaudement mais avec trois warnings: 
1) Pas de moralité ni de respect dans ce film, oubliez tous vos repères et laissez vous emporter par cette expérience assez inédite à notre époque. En 2014 à l'ère du politiquement correct et du plus blanc que blanc, ces flics pourris représentent une bouffée d'air frais assez réconfortante mais qui ne plaira pas à tout le monde.
2) Si après 15 minutes vous pensez que ce film est un navet insondable, lâchez l'affaire et sortez de la salle urgemment.
3) Si l'humour faussement potache mais réellement barré vous agace, n'essayez même pas de rentrer dans la salle de ciné.

Le LAPD compte au moins 4 brebis galeuses dans ses rangs. Un mélomane frustré, un revendeur de shit, une blondasse sans limite, un inspecteur acteur X. A leur contact, la vie quotidienne est beaucoup moins calme. Et ça se passe maintenant, en 2014...

N'ayant jamais vu les précédents films que Quentin Dupieux alias Mr Oizo (Wrong, Rubber, Steak) a livrés auparavant, je ne peux être taxé de favoritisme. Ce film est une suite de scènes de plus en plus hallucinantes, sans réel fil conducteur si ce n'est de montrer la face la plus noire de l'âme humaine sous l'uniforme le plus lisse qui soit. No limit dans cette évocation borderline de ce qu'est capable de faire un agent de la force publique sans vergogne ni jugeotte. Et c'est bon, très bon, le bouchon est poussé tellement loin qu'il faut adhérer à ce délire pour se fendre la poire.

Depuis lors, je m'écoute la BO de Mr Oizo, ultra techno, mega violente, super crissante, qui broie les oreilles mais est à l'unisson des images. Ce n'est pas une comédie gentillette et vous n'y croiserez que des rebuts de l'espèce humaine. Au moins 3 scènes tournent en boucle dans mon esprit, avec tellement de n'importe quoi dedans qu'on en vient à se demander quel producteur a été assez battu dans son enfance pour accepter le financement d'un tel brûlot anarchiste.

Ce film est une expérience... il faut le voir pour le croire.

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