a vu "World War Z" (2,5/5), film catastrophe autour d'une mutation changeant irrémédiablement l'espèce humaine en armée de zombie. Toute l'espèce? Non, Brad Pitt lutte contre l'inexorable et donne de sa personne pour sauver sa famille et ses congénères à coups d'astuces et de don d'observation pour remarquer ce que personne ne remarque. C'est flippant, claustrophobique, souvent pushy même si un peu mou à la fin. Au final, un film qui donne ce qu'on est venu chercher, de l'act...ion, des effets spéciaux, du drame, des pleurs et de la foi dans l'être humain.

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Une mystérieuse mutation semble changer tous les êtres humains en zombies. Rien ne leur résiste et toutes les métropoles tombent les unes après les autres. Brad Pitt, ancien dur à cuire de l'ONU, prend les choses en main et cherche comment contrer l'inexorable.

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Le buzz d'avant sortie, tantôt toxique tantôt élogieux, a sérieusement brouillé les pistes. Aurions nous droit à un film inepte et bubble gum ou à une réflexion sur la survie en milieu hostile? L'esprit vierge de tout avis contradictoire, je me suis laissé prendre au jeu du fil du rasoir.

L'homme providentiel, incarné par un Brad toujours aussi fortiche, sent un peu le raccourci scénaristique, très en vogue chez nos amis ricains. A deux doigts de succomber 36 fois à des zombies mangeurs de viande fraiche, il accumule les records du monde de vitesse ou de Kung-Fu pour s'en sortir encore et toujours. C'est facile et un peu énervant, pourquoi devrait-on ressembler à Mr Angélina Jolie pour survivre?

Néanmoins le point fort du film tient dans son ambiance apocalyptique très poussée.Un peu comme un déferlement de panzers sur la frontière polonaise en 39, les zombies semblent inarrêtables, inassouvis, impitoyables. Pires prédateurs qu'Alien et Predator réunis, leur seul but tient dans l'extinction de l'espèce humaine. Retranscription gore de l'effet d'un virus sur une population de chimpanzés, le genre "Zombies" n'est pas le noeud de l'affaire. Rapides comme des guépards, ils sont loin de l'image d'Epinal de Georges Romero. Ce sont avant tout des êtres humains métamorphosés, des loups pour l'homme, sorte de next generation comme les Homo Sapiens pour les Neandertals.

Les fausses pistes s'accumulent, les noeuds de résistance sont submergés, il faudra le pire pour lutter contre le pire. Le dénouement, souvent décrit comme pirouettesque, est surtout moumou. Mais qu'importe, le résultat est atteint. On est dans le divertissement intelligent, sans culpabilité d'avoir vu un blockbuster à la limite du formatage.

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Note: 2,5/5, le concept "fin du monde" est géré avec intelligence, entretenant pendant longtemps un désespoir fait de chausses-trappes et d'impasses. Pas un énorme succès aux states, ça peut faire un bon score dans les pays européens. Bizarre?

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