Tour d'horizon rapide des films vus récemment au cinéma, parce que je ne fais pas des critiques ciné tous les jours, hélas!


Un moment d'égarement (3/5) est une comédie rigolote avec 2 acteurs qui s'en donnent à coeur joie. On aime voir François Cluzet dans cet inimitable rôle de grincheux qui pète un câble. Pas original pour un sou (cf Les Petits Mouchoirs, entre autres) mais je ne m'en lasse pas. Vincent Cassel interprète fort justement cet ami qui culpabilise après ce fameux moment d'égarement. Le malaise et la culpabilité le rongent avec bonheur. Les 2 jeunes actrices sont des métaphores de l'éternelle jeunesse qui titille l'homme mûr, leur côté aguichant laisse un peu de côté le reste.

Alors c'est souvent un peu forcé, les caricatures abondent et on y croit pas trop. Mais j'avoue quelques rires sonores suite à des situations un peu limites et alambiquées. Pas du grand cinéma mais l'objectif est atteint. Ca fait rire... j'étais venu pour ça, après tout!


Une seconde mère (3/5) est un film brésilien qui fait une sorte de bilan social du pays. Une femme de ménage dévouée officie dans une riche famille depuis 10 ans sans avoir pu revoir sa fille dans ce laps de temps. Cette dernière débarque et la met face à ses contradictions. Son choix de vie lui a-t-elle apporté le bonheur? Est-elle si indispensable qu'elle le pense? La fille éveille des sentiments enfouis dans les esprits de la riche famille, apportant la discorde. Un film un peu binaire, il manque une dimension emphatique à des personnages auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher. Mais j'aime le cinéma de ce grand pays, multiple, varié, complexe.


The Duke of Burgundy (1/5) est ma grande déception des jours récents. La relation sado masochiste entre deux femmes est abordée avec style mais sans aucun rythme. L'esthétique classe et chic ne fait pas tout. J'avoue, une fois de plus, je n'ai pas pu rester jusqu'à la fin. L'endormissement guettait, pourquoi ne pas profiter du beau temps dehors?