a vu "Un beau dimanche" (3,5/5). Loin de la platitude et du vide intersidéral du sinistre "Place Vendôme" gravé dans ma petite mémoire comme le supplice ultime, Nicole Garcia relève significativement le niveau. Film à tiroirs, film à miroirs, UBD trace un chemin sinueux dans deux vies tourmentées. 

Baptiste est instituteur dans une petite ville du sud de la France. Dévoué et impliqué, il propose de s'occuper pendant le week-end d'un enfant délaissé par son père. Il en vient à rencontrer sa mère, Sandra, serveuse dans un restaurant de plage. Sans le savoir, ils vont irrémédiablement lier leurs vies.

Pas de spoiler dans cette critique tant la déroulé limpide de l'action mérite d'être découvert en temps réel. Les secrets se dévoilent au fur et à mesure, avec discernement et délectation. Louise Bourgoin, toute en sobriété à l'instar de ses récents films (La religieuse, Tirez la langue Mademoiselle), trouve sa place et forme avec Pierre Rochefort une paire blessée par la vie mais n'abandonnant pas le terrain. Leurs faiblesses particulières formeront une force collective, leur permettant d'affronter la vie.

Le secrets de famille, les blessures anciennes, les espoirs dans demain, les éléments s'agrègent pour former un scénario cohérent et captivant. Enfin, le souvenir de Place Vendôme pour s'évanouir dans les limbes de l'histoire et ne plus me hanter!