J'ai vu "True Story" (3/5). Jonah Hill et James Franco se livrent à une joute pleine de mystères et de non-dits dont le seul but est la vérité. La vérité sur le tueur présumé et le journaliste qui cherche à se refaire une virginité journalistique. Des faux airs de Truman Capote et Perry Smith dans l'immense "De sang froid" pour ces deux bretteurs. 


Pas d'ambiguité sexuelle dans True Story, plutôt une fascination entre le meurtrier présumé et l'homme de lettres. Comme un miroir, tous deux se renvoient une image déformée de la réalité. Accusé d'avoir falsifié des informations dans un article du NY Times, Michael Finkel est blacklisté et trouve dans l'histoire de Christian Longo matière à une sortie de l'enfer. Le chemin ne sera pas si simple, le détenu délivre des informations au compte-gouttes... et pas toujours vraies.


Ce chassé croisé est passionnant une longue partie du film jusqu'au moment où le doute n'est plus permis. Jonah Hill est très crédible en journaliste fouineur complètement manipulé et James Franco - mon chouchou - est fidèle à lui même dans un role plein d'ambiguité. Numéro de théâtre pour ce True Story qui ne remplit pas toutes ses promesses mais interpelle et imprime sa marque dans l'esprit du spectateur.