Trance

a vu "Trance".

Peu de cinéastes suscitent un rejet aussi vif de la part des critiques que Danny Boyle. Un peu à l'instar des Wachowski Bros. dont le dernier opus "Cloud Atlas" avait été quasi unanimement descendu en flammes, à ma plus grande surprise eu égard à l'audace et à la réussite du film selon moi. Suspicieux, je me rendais donc au cinéma l'esprit libre, m'efforçant de garder un jugement neutre. Danny Boyle, pour moi, ce sont des réussites comme "127 heures", "Slumdog millionaire" et bien évidemment "Trainspotting". Aucun grief personnel, ma neutralité était donc acquise.

Cette histoire de braquage d'un tableau de Goya commence fort. Nerveux, rythmé, le film commence par 30 minutes de pure folie. Le jeune héros, dont le positionnement dans l'intrigue reste longtemps un mystère, narre à la 3e personne les évènements, se distanciant inexplicablement. Complice? victime? Son amnésie subite force les braqueurs à avoir recours à une psy afin d'identifier par hypnothérapie l'emplacement du tableau qu'il a mystérieusement égaré. Mais les choses ne se passeront pas si facilement...

Voilà, prologue pétaradant, mais c'est après que tout se gâte. L'enchevêtrement spatial et temporel des intrigues apporte un supplément de suspense et de mystère pendant un temps. Mais à trop vouloir semer le spectateur, Danny le perd. Enfin, il m'a personnellement perdu. J'aurais aimé m'accrocher, suivre Rosario Dawson en sexy Psy, Vincent Cassel en filou retors et James McAvoy en commissaire priseur égaré en espérant un dénouement spectaculaire. Mais l'épilogue est une libération plus qu'un feu d'artifices. 

Note: 2/5. De la qualité, des surprises à n'en plus finir, le dédale de l'intrigue est un labyrinthe où le spectateur reste coincé malgré lui. Un peu plus de clarté n'aurait pas nui à l'intérêt du film.

 

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