a vu "Ton absence" et "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire", tous deux noté à 3/5. Un film italien charmant mais bancal, une comédie suédoise longuette mais parfois truculente, il faut de tout pour faire un monde!

- "Ton absence" raconte l'épisode mouvementé d'une famille italienne pendant l'été 1974. Le mari est un artiste avant gardiste volage, la femme se remet en question et les deux enfants comptent les points. L'un deux fait le narrateur, tel une réminiscence d'une période enfouie garante d'un bonheur perdu.

La langue italienne est propice pour ce marivaudage seventies. Le beau Kim Rossi Stuart et la charmante Micaela Ramazzotti se débattent dans cette crise de couple qui met en péril le fragile équilibre de ces deux personnages que tout oppose mais que l'amour unit. La surprenante Martina Gedeck s'immiscera dans ce pas de deux avec un accent rital non sans surprise.

Les seventies sont vues comme une période d'ouverture et à la liberté ainsi qu'à la libéralisation. Liberté artistique, féminisme exacerbé, découverte de la sexualité, passage à l'âge adulte. Tous ces sentiments sont abordés et un peu bordeliquement mêlés, gavant un peu trop une histoire qui aurait gagné à être simplifiée.

Reste un film bien mené, dispensable à bien des égards, mais qui ravira les rares spectateurs à avoir bravé l'afflux de films pour découvrir cette comédie de moeurs charmante. Mais me concernant, la langue italienne y est pour beaucoup, je l'avoue 

- "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" est l'adaptation d'un best seller suédois où un jeune centenaire s'évade de sa maison de retraite tout en se remémorant sa glorieuse existence faite de hasards heureux et de rencontres inopportunes. 

Ce film est basé sur un non sensé très anglo-saxon mais mené à la sauce suédoise. Le héros ne provoque rien si ce n'est par accident, passant d'aventures en aventures pour arriver au presque terme de sa vie.

Pas beaucoup de cohérence dans ce truculent récit fait de bric et de brac, où on croisera Staline, Oppenheimer, la guerre froide, des loubards et le brick top de "Snatch". C'est une plaisanterie doucereuse, sans grandes ambitions si ce ne sont celles de divertir et de provoquer gentiment. De ce point de vue là, missions réussie même si le film est légèrement dispensable en cette époque de sorties nombreuses!

Écrire commentaire

Commentaires : 0