- "Tom à la ferme" (2,5/5) est l'histoire de Tom en déplacement pour les funérailles de son boy-friend. La famille du défunt détient une ferme avec des vaches et des champs. Le jeune publicitaire à la coupe de mouton peroxydé découvre un univers inquiétant, à l'homophobie latente et aux moeurs rudes. Constamment mis sous pression, le jeune homme subit les brimades du grand frère et la névrose de la mère. Spectateur puis acteur d'un théâtre de la vie tout en conflits et rapports de force, Tom étouffe tout d'abord, puis semble prendre le parti de son tortionnaire avant de tenter l'escape.

 

Pas de complaisance ni de recul pour cette ambiance quasi hithcockienne qui met mal à l'aise mais semble n'aller nulle part. On frise la gratuité et l'exercice de style, sans véritable profondeur ou thèse. Le film se déroule comme un thriller taiseux et un peu maladroit. "Laurence anyways" m'avait ébloui et laissé baba. Ici, je n'ai pas ressenti grand chose mis à part deux ou trois scènes un peu barrées. 

 

- "Une promesse" (3/5) est un exercice de style classique et classieux de Patrice Leconte. Filmé en anglais, avec un contexte pré-WWI, le réalisateur ne cherche pas la facilité. Cette histoire de jeune diplômé promu secrétaire particulier de son patron et attiré par l'épouse innocente et virginale de ce dernier étonne et attire. Toute en faux semblants et en retenue, la narration multiplie les scènes à double sens, notamment celle où l'amant et le mari écoutent tous deux les notes du piano jouées par l'objet de leur affection. Regards biaisés, longs silences pesants, hésitations, cette scène résume assez bien l'ambiance du film. 

 

Pas de dialogues en allemand pour cette adaptation de Stefan Zweig, révélatrice d'une nostalgie très début de siècle typique des auteurs autrichiens. Beaucoup de silences dans cet univers de règles et de convenances en fin de vie, avec une histoire d'amour pudique et interdite, qui tardera à dévoiler son dénouement, dans un suspens ouaté et convenu. J'ai cru reconnaitre un morceau de piano de Chopin, mais j'attends l'avis de ma collaboratrice pour en avoir la certitude. 

 

Un film classique de très bonne facture, interdit aux fans de Godzilla.

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