revu "The sessions" avec son assistante dévouée. Pour rappel, note: 3/5.

Commentaire additionnel (la critique initiale est juste un peu en dessous), cette histoire sur la sexualité des handicapés, en plus d'être un humanisme et d'une empathie rafraichissantes, met en avant des valeurs nobles et universelles, qui pourront toucher le plus grand nombre. Ce passage où le héros réfléchit pour finalement déclarer qu'il ne peut y avoir de sexualité sans amour, en plus d'être d'une naïveté touchante, lui qui n'a jamais connu une femme "au sens biblique" du terme (private joke pour ceux qui auront vu le film), met l'accent sur ce à quoi chacun peut décemment se destiner: une relation totale, sincère, sans fausse pudeur. La sexualité peut être (devrait être?) une partie d'un tout, indissociable et souhaitable, ce qui explique assez vite le malaise ressenti par l'assistante sexuelle. Sentant la sincérité de son "patient", elle cherche à se protéger, car elle a déjà une vie, et ces soins, en apportant du bonheur à Mark O'Brien, la met en porte-à-faux.

En sus, le film révèle ce job inconnu dans nos contrées et pourtant si nécessaire, celui d'assistante sexuelle. A bien y réfléchir, j'ose penser qu'en plus de donner accès, à ceux qui en sont physiquement incapable, à une sexualité normale, ce rôle réclame une certaine dose de don de soi. De recul. Avec le danger d'en manquer et de succomber aux sentiments qui peuvent émerger.

Au final, un film touchant, intelligent, qui en plus d'ouvrir les perspectives, est d'une sincérité désarmante.