a vu "Jersey Boys" et "The 2 faces of January". Le nouveau CLint Eastwood navigue sur les eaux musicales avec une histoire touchante, solide mais déjà vue. The 2 faces of January est un thriller à l'anciennes qui aurait buzzé dans les années seventies. Mais là, c'est un peu plat...

 

- Jersey Boys présente l'histoire véridique d'un groupe des années soixante, les Jersey Boys. Adaptation d'une comédie musicale, le film présente l'ascension de 4 garçons partis de rien, unis dans le cravachage initial mais déchirés une fois le succès venu. Les chansons sont omniprésentes, les acteurs nons professionnels fotn merveille, on accroche.

 

Sauf que le film n'a rien d'original. Des airs de "Dreamgirls" ou de "Almost famous", une histoire linéaire sans surprises, l'émotion est absente et laisse place à des sentiments cheesy. Clint aurait pu ajouter plus de film noir ou un zest de transversalité, mais non. Le film se regarde mais rien n'éblouit. Une sorte de bon film du dimanche soir, mais rien de plus.

 

- The 2 faces of January ravira les jeunes générations avides de polars à l'ancienne. Pas d'effets spéciaux ni d'images stroboscopiques, le rythme est placide et linéaire, comme dans les années 70 ou 80. Atmosphère surranée, style daté, qui fera mouche pour les aficionados du genre, mais que c'est mou...

 

Un couple de riches américains visite Athènes au début des années 60. Ils rencontrent un guide américain imprégné de culture locale et escroc à ses heures. Mais tabadam, manquant de se faire déssoudé, le couple voit sa couverture dévoilée et commence pour reux une fuite à travers les îles grecques. Le gentil guide les accompagne... et son rôle va se troubler petit à petit.

 

Viggo Mortensen et Kirsten Dunst font un joli couple de touristes américains pris dans la tourmente d'une fuite éperdue. Oscar Isaac fait un guide roublard tout à fait crédible. Les rebondissements affluent et rythment le film. Mais de surprise éblouissante, il n'en sera que peu question. Le réalisateur Hossein Amini fait preuve d'un académisme glacial et glaçant, ne sortant pas des sentiers battus du polar d'antan. Le résultat flirte avec une superficialité glaçante et empêche tout décollage de l'intrigue. 

 

La fuite du couple eut pu atteindre des sommets de finesse voire de perversité. Mais je suppose que le réalisateur a empêché toute intrusion dans la stratosphère du thriller de ouf. Le film se laisse regarder, avec de polis baillements et une empathie réduite pour ces personnages qui manquent d'ampleur. Pas un moment scandaleux de cinéma, mais on est loin d"un enthousiasme démesuré...

 

Reste la sexy attitude de Kirsten, les regards hypnotiques de Viggo et quelques moments de grâce que les paysages de la Grèce éternelle aident à faire décoller. mais c'est bien peu.

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