Une famille d'occidentaux est prise au piège d'une attaque terroriste dans un hôtel de Bombay. La fille Louise (Stacy Martin) est terrée dans sa chambre tandis que les détonations résonnent et que le carnage commence. Ses réactions, sa crispation, la caméra la suit au plus près, captant chaque instant de la longue attente. Tandis que les bombes font flamber l'étage du dessus, l'air vient à se raréfier...

Plongée quasi chirurgicale dans un moment de tension intense, avec le téléphone portable comme cordon ombilical vers l'extérieur et les parents terrifiés. Les réflexes basiques de survie assurent le relais à la place des technologies derniers cris sans utilité, si ce n'est cet incomparable portable... Une serviette mouillée prend plus d'importance qu'une tablette et les pompiers assurent la survie des rescapés...

Loin des standards US avec ces blockbusters survitaminés, Taj Mahal (3/5) laisse s'écouler le temps de la découverte d'un pays étranger, puis ne presse pas le pas durant l'attaque et le brasier, puis suit la revenante de retour à Paris. Grâce et subtilité s'attachent aux pas de la belle Stacey Martin, habillée cette fois-ci après son expérience plus primitive dans Nymphomaniac.

Une expérience prenante que ce Taj Mahal. Pas un film simple dans le contexte actuel mais une belle histoire délicatement et pudiquement racontée.