a vu "Stoker" et "L'Intervallo".

Beaucoup d'attente... et deux déceptions.

Présenté comme la première incursion hollywoodienne du réalisateur sud-coréen Park chan wook, l'atterrissage de la navette spatiale Stoker a des allures de petit bimoteur à hélices en rase campagne. Là où les excellents "Old Boy" & Co assumaient une exultation faite de rage et de lâcher prise, avec une ultra violence impitoyable et rédemptrice, Stoker semble engoncer dans un carcan trop juste et cas...trateur. Le chaos d'esprits barrés et aux prises avec une humanité sauvage a laissé place à une pièce hitchcockienne sans ampleur. La jeune Mia Wasinkowska ressemble à une sous-Dexter mal à l'aise. Nicole Kidman joue les pots de fleur, et l'oncle machiavélique semble tout droit sorti de Beverly Hills (ou Melrose Place). Pour voir du vrai PCW, direction les DVD's...
Note: 2/5, c'est léché, ultra scénarisé, esthétique, mais les habitués du PCW déchainé resteront sur leurs faims. Pour les autres, ils apprécieront ce Sous-Scream.

'L'intervallo" joue la carte du renouveau du cinéma italien. Celui qui met des personnages lambda tout droit échappés d'un réel diaphane dans des situations qui les dépassent. Ici, un vendeur de granités doit garder une petite minette qui sort avec une personne du gang adverse. Salvatore est gauche, la jeune Veronica est peste. Enfermés dans un ancien asile psychiatrique, ils apprennent à se connaitre, jusqu'à ce que le big boss décide du sort de la petiote. C'est... amateur, ça n'a pas un intérêt extraordinaire, ressentir de la tension ou de l'empathie, that is the question je n'ai rien ressenti personnellement.
Note: 2/5, parce que le cinéma italien mérite le soutien de tous.