Enième épisode de la saga SF bien connue, avec le capitaine Kirk, Spock, la cosmogonie spatiale , l'USS Enterprise, un témoignage flamboyant d'une Amérique qui dominait les étoiles et poussai...t plus loin les limites de la dernière frontière.

Alors... je dois dire que j'ai piqué du nez assez vite, non pas par ennui mais par pur besoin de sommeil. Le choix du film partait d'un calcul personnel, devant quel film pourrais je m'assoupir en toute confiance sans avoir l'impression de passer à côté d'un truc? D'où le choix d'une saga que je ne connais vraiment pas trop, pour laquelle j'ai un intérêt relativement limité...

Et au final, je dois dire que le peu que j'en ai vu m'a pas mal plu. Du rythme, des réparties délicieusement glaçantes de ce psychopathe de vulcain, des coups de théâtre inventifs, des effets spéciaux de qualité, et un méchant qui en jette. Benedict Cumberbatch toujours impeccable donne du fil à retordre à nos amis.

Au final, un blockbuster plutôt divertissant (surtout quand on loupe 60% du film pour cause de sieste) à qui je donne un 2,5/5 tellement j'étais content.

 

--------------

 

Plongée iconoclaste dans une communauté mormone de l'Utah. Rachel, jeune membre d'une famille repliée sur le 19e siècle, découvre une cassette qui joue "Hanging on the telephone" chanté par un rocker local. La confusion s'empare d'elle, les images de l'immaculée conception se brouillent avec cette voix messianique égrenant une mélopée jamais entendue jusque-là. Serait-ce le messie qui s'adresse à elle? Serait-ce lui qui l'aurait mise enceinte? Pour...découvrir la vérité, elle part à Las Vegas.

--

Le cinéma d'Art et essai américain fait une fois de plus montre de sa richesse intersidérale. Au-delà des poncifs habituels sur le lavage de cerveau propre à une petite communauté autocentrée, le film se concentre sur l'individu et sa quête de sens. La jeune Rachel, loin de souhaiter sortir d'un supposé carcan réducteur, cherche à comprendre si les manifestations divines ne sont pas plus diverses qu'il ne semble. Le rock, le chanteur, l'influx qu'il transmet, tout cela lui apparait dans une dimension religieuse. Par méconnaissance et aussi par naïveté.

Sur son chemin, elle rencontrera Clyde (qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Macaulay Culkin... cousin?), jeune chevelu plus perdu qu'il n'y parait à prime abord, et tout disposé à aider la jouvencelle dans sa quête de sens. Ecartelée entre le chemin que lui propose le pasteur (mariage rapide pour cacher la grossesse suspecte) et les attraits de la liberté, elle voguera entre plusieurs eaux, aiguillée en cela par cette Mustang rouge mystérieuse.

--

Note: 3/5, un film parfois naïf mais toujours touchant, loin des sentiers battus du cinéma américain usuel, et plus proche d'un cinéma indépendant libre dans sa tête.

Écrire commentaire

Commentaires : 0