vu "Spring breakers", tornade marketing US de Harmony Korine, grand réalisateur de films underground devant l'éternel, note: 2/5 car le grand n'importe quoi attendu est en fait assez plat et convenu.

4 filles de la Fac veulent plus que tout se rendre en Floride pour s'éclater pendant le Spring Break. Mais question cruciale: comment s'y rendre sans un kopeck en poche. Un fast food braqué plus tard, voici les demoiselles en plein coeur du grand défouloir US, où l'alcool, la drogue et les corps fort dénudés sont à quasi disposition.
Arrêtées à la suite d'une party un peu trop chargée, leur caution est payée par Alien (James Franco) dealer et gangster notoire. Prises en main par ce monsieur loyal local, elles vont découvrir l'envers du décor. Faith (Selena Gomes) est la première à partir, les restantes devront faire leur choix.

Vilipendé par quelques amies remontées (féminisme?), j'ai quand même tenu à voir si ce "Spring breaker" placardé dans tout le métro parisien était bien le film trash ultime allégorique attendu ou bien une supercherie à la noix de peau de banane.

In fine, je dois dire qu'hormis les 45 minutes de remplissage évidents de la fin du film, ce briseur de printemps ne brise pas grand chose. Nos 4 donzelles ne sont pas (encore?) de grandes actrices, il ne faut donc pas compter sur elles pour faire passer quoique ce soit. Elles se marrent, profitent, certaines redescendent douloureusement, voilà, pas de quoi en faire un film d'1h32. Quant à James, il est difficilement crédible en gangster poète qui prend sous son aile 4 poulettes toutes droit sorties du poulailler. Pas une performance qui fera date dans sa filmographie.

Et une fois de plus, la phrase du film sera toute droit sortie de la bible. "Pour toute tentation, il y a un échappatoire". Ces 4 filles semi-pubères, au milieu des excès et des délires foisonnants, ont à chaque instant la possibilité de dire stop. Faith sera la première, la rose aura besoin d'une balle perdue pour se réveiller, et les 2 bimbos braqueuse iront au bout de l'aventure. Pour le meilleur, et pour le pire.

Une allégorie pas si transcendante de la luxure comme impasse. In fine, et les centaines de jeunes chauds comme la braise dans la salle le confirmeront certainement, le tout est assez basique et mou du genou. J'ai vu mieux comme film trash critique de l'hypocrisie US.