a vu "Sarah préfère la course" (2/5) en avant première (sortie le 7 mai). Premier point noir, ce film canadien est difficilement compréhensible, l'insertion de sous-titres ne serait pas un luxe. Certains personnages ont de longues tirades qui passent complètement à la trappe faute de capter les propos. Cela étant dit, ce récit d'adolescente passionnée de course et qui sacrifie son existence à ce hobby se suit plutôt bien. Les nombreux niveaux de lecture apportent une densité surprenante à l'histoire.

 

Déjà, la jeune femme a une attitude de fuite permanente. Elle fuit sa famille, les hommes, les femmes. Solitaire, sa passion pour le running s'interprète aisément comme une complaisance face à des pensées qu'elle n'assume pas. Les longs plans dans les douches tandis qu'elle zieute les autres coureuses en disent long. Son attitude ambigüe face à son coloc en est une autre preuve.

 

Récit simple voire simpliste mais qui se suffit à lui-même par sa pudeur et le retrait assumé de l'héroïne. Son attitude se fait se poser la question sur l'origine de ses penchants mystérieux...

 

J'en dirais bien beaucoup plus sur ce film mais me revient toujours à l'esprit ces phrases cryptées échappant à mon entendement. Si on ajoute en plus les rires gras et sonores d'un quidam pendant des scènes pas drôle du tout... 

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