Séance ciné du jour avec Room (3/5). L'histoire vraie d'une femme kidnappée, séquestrée dans une chambre de 9 mètres carrés, violée et cloitrée avec le fils qu'elle a eu avec son violeur. Brie Larson et surtout le petit Jacob Tremblay mettent une bonne dose d'émotion dans des rôles pas faciles, avec Brie notamment distinguée par l'Oscar de la meilleur actrice.
 
Le film se distingue par 2 parties antinomiques. La vie recluse dans un monde entier réduit à une baraque de jardin, puis la vie à l'air libre pas moins claustrophobique et anxiogène. L'espoir d'une libération hypothétique rend la séquestration supportable tandis que le retour à la liberté pose des questions inattendues. Comment supporter l'accusation latente de maltraitance inscrite dans tous les regards?
 
Film pas inintéressant, au sujet fort et aux interprétations habitées. Mais... le réalisme sous-tend une extrême aridité du traitement. Quelques dizaines de bâillements plus tard et la conclusion du film sonne comme une libération pour le rédacteur hagard. C'est fini, libérééééé, délivrééééé...