a vu 2 films à l'opposé l'un de l'autre: le pas drôle du tout "Qui a peur de Vagina Wolf" (1/5) et le mythique et jamais vu auparavant "Cléo de 5 à 7" (5/5).

- "Qui a peur de Vagina Wolf" surfe sur la mode du film homosexuel faussement fauché et vraiment barré. Ca marche parfois, mais visiblement pas à tous les coups. Le parcours d'Anna, jeune quadra mal dans sa vie et dans une impasse, fait peine à voir. Tant de persévérance à foirer son existence ne fait pas rire du tout et son caractère "original" ne m'a pas semblé intéressant une seule seconde.

Je pourrais donner plus de détails, mais à quoi bon? Les 4 spectateurs dans la salle ont du avoir un avis à peu près similaire si je considère le silence pesant qui a régné pendant toute la séance. Les efforts entrepris par la réalisatrice pour livrer un film iconoclaste versent trop souvent dans la mauvaise caricature. Triste.

- "Cléo de 5 à 7" est considéré comme un bijou de la Nouvelle Vague. Signé Agnès Varda, je ne l'avais encore jamais vu. Honte à moi tant ce film est d'une actualité criante et d'une modernité réjouissante. De nombreux procédés techniques et stylistiques tellement courants de nos jours ont certainement été inventés pour ce film. Un bijou.

2 heures de la vie de Cléo se déroulent en temps réel devant nos yeux. Dans l'attente fébrile des résultats d'un examen médical, elle traine son angoisse dans les rues de Paris, entre Montparnasse et Montsouris.

Qu'elle est fascinante cette Cléo, jouée par la merveilleuse Corinne Marchand, si belle et si fragile, si perdue et si tourmentée. Dans les mains de la réalisatrice, ses déambulations lui font atteindre un angélisme béat autant qu'une dimension supérieure. Il y a un peu de chacun de nous dans cette Cléo qui veut vivre sans soucis mais ramenée jusqu'à terre par les contraintes de la vie et de son corps.

On croise des potes de la Nouvelle Vague, JLG ou Samy Frey, au détour d'une scène, l'histoire a une importance toute relative et seule compte cette atmosphère de conte de fée adulte et moderne. Les chansons nous replongent dans les chantantes années 60, le rythme est apaisé et non pesant, qu'il semblait bon de vivre à Paris il y a 50 ans. Nostalgie quand tu nous tiens...

SI vous êtes fana des films de la Nouvelle vague, ce film est fait pour vous.

Écrire commentaire

Commentaires : 0