Film du mois d'avril 2012: Perfect Sense. Ou Twixt. Impossible de choisr, donc je ne choisis pas, vous aurez les 2. Perfect Sense est un film SF au parti-pris hyper réaliste racontant une humanité qui perd ses 5 sens les uns après les autres. L'odorat, puis le gout, puis l'ouie... chaque perte de sens s'accompagne de comportements exacerbés, hyper violence, hyper tristesse, hyper faim. Et dans ce ...bazar sans nom, on suite deux personnages, qui s'aiment, se fuient, se retrouvent. Leur histoire particulière suit les turpitudes de la multitude, perdus, sujets à des comportements incontrôlables, ils se recréent à chaque fois de nouveaux repères, symbolisant la capacité de survie de l'humanité par delà les cataclysmes. Leurs seuls repères deviennent leurs sentiments, seuls capables de les diriger pour continuer à avancer, coûte que coûte, dans un struggle for life par delà tout nihilisme. Un film assez glaçant, sans effets spéciaux, on se croirait devant une série télé anglaise (un Arabesque fantastique?. Mais l'abence de sortilèges (et d'envoutements) le rend universel, et on ne peut s'empêcher de verser une petite larme devant tant d'injustice. Le destin individuel et le destin collectif se confondent, et là, la vie prend une toute autre dimension. Et ce film, c'est un peu la métaphore de la vie. Tous aveugles, tous sourds, et pourtant, le monde avance... et l'espoir demeure, malgré tout.
Je ne dirai que peu de choses sur Twist. Nouvelle pépite d'un Coppola regénéré et revenu aux affaires, le Francis se permet tout, use et abuse de la forme, n'a aucune limite, il est complètement fou. Et il n'en est que plus incroyable, ce film est un OVNI, aux références multiples. Tout est permis. Je ne sais pas quel âge a le bonhomme mais c'est beau de voir un Senior mettre un coup de pied au cul au cinéma actuel. Il le dit et le montre, il faut se faire plaisir et faire du grand n'importe quoi. Twixt est ce grand n'importe quoi, et ça fait du bien.