a vu le dernier Brian de Palma "Passion", flash back esthétique et scénaristique dans les (mauvaises) années 80, ce qui m'a laissé plus que dubitatif voire perplexe, note: 1/5 à cause de l'impression persistante de regarder une redif' de série à la télé.

Isabelle, jeune marketeuse débutante, est subjuguée par sa cheffe, Christine, flamboyante, aisée et fascinante. Leurs liens de plus en plus étroits font naitre un jeu de manipulation pervers. Véritable application de la dialectique "maitrise / servitude", c'est à qui prendra l'ascendant, jusqu'au draaaame.

La filmographie de Brian de Palma admet quelques récurrences: des films qui vieillissent mal car trop marqués dans leur époque, des derniers films invariablement très "années 80", de la perversion, des rapports de domination et des jeux de pouvoir. Restent quelques films marquants tels "Phantom of the paradise", "Carrie", "Snake eye's" ou "Femme fatale". Des ratages cependant, tel le dernier en date "Le Dahlia noir", qui laissait augurer d'une baisse de virtuosité chez un des 4 grands cinéastes du nouvel Hollywood des 70's (avec Spielberg, Coppola et Scorcese). 

Ce dernier long métrage ne restera pas dans les annales. Des cadrages cheap, une intrigue longuette, des actrices qui n'y croient guère, un dénouement faiblard... même un De Palma peut être moins que moyen...

Reste cette énième mise en images de la dialectique chère à Hegel, ce qui nous ramène à ces paroles bien plus marquantes du célèbre groupe "Police" dans "Wrapped around your finger": "I will turn your face to alabaster, then you will find your servant is your master". Pas besoin de plus, tout est là!