Présenté comme la nouvelle pépite du cinéma allemand, large vainqueur des Césars allemands (les Lolas), je m'attendais à un vrai coup de coeur. Au final, cette histoire de jeune adulte désoeuvré qui cherche un café et passe 24 heures à rencontrer des gens est... un peu vide, hélas. Le noir et blanc est splendide, artistique et rappelle "Manhattan" de Woody Allen. La musique jazz / classique donne un ton mélancolique a une histoire de passage à l'âge adulte.

 

Le jeune héros, Niko, semble se réveiller après un long sommeil dont il ne reste rien. Une histoire de coeur décevante, aux crochets de ses parents, des amis dont il ne connait finalement pas grand chose, il vit une cure d'apprentissage en accéléré. Avec toujours ce maudit café qui semble lui échapper par une malédiction inexpliquable.

 

Alors Niko est fort sympathique, il me rappelle un peu Zach Braff dans "Garden State", film dont la vacuité m'avait déjà déçu. Au final, mêmes maux, même résultat. Je me serais volontiers laissé happé par ce jeune adulte dégingandé, mais je n'ai ressenti qu'une légère antipathie à son égard, mêlé à un sentiment de malaise créé par la simplicité excessive du tout. La magie ne se commande pas, il faut un peu se faire mal pour la produire. Et là, ce n'a visiblement pas été le cas. Déçu, donc.

 

Note: 2/5, c'est poétique, un peu vide, pas forcément si désagréable, mais il y a peut-être mieux à aller voir au ciné.

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