a vu "Nymphomanic Vol 1" avec sa fidèle collaboratrice, toujours fidèle au poste. Et l'année 2014 commence très fort, c'est un 4,5/5. Ne pas croire la campagne Marketing très hot et pleine de sous entendus savamment orchestrés... gardez confiance dans le grand Lars qui avait déjà oeuvré dans un "Melancholia" out of the world. A l'instar du déjà sublime "Shame" de Steve McQueen, le sexe n'est ici pas une fin en soi ni un spectacle gratuit pour préboutonneux aux portes de la puberté, mais un medium qui en vaut bien tout autre, et ouvre à un scénario habile voire passionnant. Beaucoup de célibataires ont du être grandement déçus ce soir, la braguette en berne. Lars fait bien plus appel au cerveau qu'aux hormones, ils auraient du se renseigner avant.

Je suis resté bluffé devant l'évolution du personnage de Joe et par la constante maestria du Lars. Première scène, paysage industriel fait de murs en briques et de tuyaux sous une pluie torrentielle, pas de dialogues, un corps allongé par terre, la caméra tourne, dans un silence de mort, du sang trempé apparait de ci de là. Quand tout à coup badaboum, Rammstein rugit, faisant vite comprendre que ce qu'on voit n'est pas forcément un reflet exact de la réalité. La femme n'est peut-être pas morte. Le spectateur s'est trompé, ou s'est fait tromper. De quoi être prévenu pour les 2 heures suivantes, ce que l'on verra n'aura peut-être pas le sens primaire que quelques corps dénudés et quelques membres apparents pourraient bien donner.

Le dialogue entre Joe et on confesseur improvisé pourra être jugé bavard ou hypnotisant. Je me suis personnellement laissé prendre dans l'évocation de ces souvenirs épars et les divagations qui les accompagnent. C'est du costaud, du très très lourd. Mais il est tard, déjà 1h10, et la tonne de choses à raconter pèse sur mes paupières déjà mi-closes. La suite demain matin!