a vu Mediterranea (3,5/5). Le périple tortueux de réfugiés africains jusqu'à l'eldorado européen. L'espoir initial laisse place au dénuement de conditions de vie précaires, au rejet des populations désemparées face à l'ampleur des flux migratoires et à la violence des populations en réponse à l'atonie des pouvoirs publics. Le héros Yayiva abandonne son Burkina Faso natal et sa famille pour trouver un travail et envoyer de l'argent au pays. Mais les routes de l'immigration sont rudes et difficiles...


Film d'une actualité brulante, Mediterranea ne ménage pas ses héros tout au long de leur route et de leur arrivée en Italie. L'entraide entre migrants représente la solution de subsistance principale avec les quelques bénévoles qui organisent chichement les moyens de subsistance. Film triste comme la pluie, les quelques moments de joie paraissent des oasis au beau milieu d'une mission impossible, s'installer et subvenir aux besoins.


La bonne volonté est une source majeure et magique pour des êtres humains abandonnés, exploités et rationnés. A se demander si des organisations plus fonctionnelles ne couteraient pas tant que ça pour des résultats raisonnables comme autant de réponses à la situation humanitaire. Le sujet est épineux et les solutions ne sont pas pour demain...


Face à l'impasse, le film tente le réalisme et l'ébauche d'un tableau représentatif de la réalité. L'empathie règne pour ses hommes et femmes perdus dans des pays qui profitent d'eux sans leur donner les moyens de s'installer. Rythme lent comme reflet d'une odyssée sans fin de populations remplies de vie mais acculées. La violence n'est jamais que le reflet du désespoir. Et ce dernier est immense...