"Maryland" (3/5) est un film surprenant. En temps normal, je l'aurais comparé à Paranormal Activity avec sa suite de promenades dans l'obscurité à la recherche de bruits ou de présences non désirées. Mais le charisme de Matthias Schoenaerts hypnotise et fascine. 


Un militaire en phase de stress post-traumatique tarde à se voir réaffecter sur le terrain. Pour s'occuper, il accepte un job de bodyguard auprès de Diane Kruger. Mais le travail se révèle bien moins aisé que prévu;..


Alice Winocour réitère l'expérience initiée par d'autres réalisateurs en fixant sa caméra sur le corps sculptural de Matthias Schoenaerts. De Rouille et d'os, Bullhead, l'acteur belge sait économiser ses moyens pour attirer l'attention. Avec son regard éternellement fixe, il subjugue. Ici comme ailleurs, il déambule, cette fois pour sécuriser le périmètre et Diane Kruger.


Epouse sans tension d'un riche homme d'affaires dans l'oeil du cyclone, elle est menacée. Et cette menace reste longtemps diffuse, vaporeuse. Le garde du corps étant très mal à l'aise, il génère la majeure partie de la tension. Une main qui tremble, une impatience, un mouvement d'humeur, il est un iceberg prêt à bouillir. Son physique est un metal en fusion prêt à jaillir. Et si l'action est souvent lente et tortueuse, il monopolise l'action.


Donc le film est parfois scandaleusement facile, mais ça passe. Plutôt bien même. J'ai moins bien saisi la partie relative à l'attirance pour la belle, pourtant soulignée par tous les médias parisiens. Je préfère me concentrer sur l'ours mal léché perdu sur sa banquise. Tranquille mais toujours à l'affut. Ca suffit à mon bonheur.