The Humbling et Manglehorn sont les deux derniers films d'Al Pacino au cinéma. Crépusculaires, fatigués, un peu déprimants. Son large sourire a disparu depuis longtemps et me manque un peu. Dans "L'associé du diable", il se laissait aller à la fantaisie, se pourléchant les babines et faisant claquer sa langue. Un numéro d'acteur assez jouissif loin des dernières orientations de celui qui interpréta avec brio Michael Corleone.

Dans The Humbling, Al interprète un acteur de théâtre avec des problèmes de mémoire et sur la pente descendante. Sa rencontre avec Greta Gerwig lui redonne du peps et l'envie de retourner sur les planches. Le film ne vaut vraiment que pour sa scène de fin, théâtrale et habitée.

Dans Manglehorn, Al est un serrurier solitaire qui ressasse son passé avec un chat pour seul compagnon. Un amour perdu, un fils qui se perd dans son business lucratif mais borderline, une colère qu'il a du mal à contenir, les ingrédients du film ne sont pas très folichons.

2 rôles comme des bilans de vie pessimistes, voire défaitistes. A 75 ans, Al semble vouloir coller aux images d'épinal que l'on collerait à des seniors aigris. Vivement un hypothétique prochain rôle chez Scorsese pour retrouver un peu d'énergie.