J'attendais beaucoup de ce film centré sur Céline (2/5). Au final, Denis Lavant campe un Céline agaçant, désagréable, atrabilaire et tête à claques comme seuls savent l'être les géants. C'est voulu mais le film est insupportable à regarder. Long et répétitif, un calvaire, même pour les aficionados de l'auteur du Voyage au bout de la nuit. L'illustre auteur, exilé au Danemark pour ne pas être décapité après la WW2 multiplie les outrances et les gesticulations bruyantes. Accompagné de sa (courageuse) femme et de son chat Bébert, il soliloque et invective, trainant sa patte folle et son mal-être.
 
Paranoia, antisémitisme, folie douce, rien n'est épargné aux spectateurs. Le spectacle de la décrépitude fait peine à voir et use le moral. Quand un universitaire américain vient lui rendre visite, c'est un déchainement de beuglements et d'insultes.
 
Un film qui ne fera pas honneur à l'auteur du Voyage mais éclairera le côté obscur de l'auteur de Bagatelle pour un massacre... nobody's perfect...