a vu 'Ligne d'eau" (2/5) et "Le dernier diamant" (3/5). 

- "Ligne d'eau" est un film polonais de Tomasz Wasilewski prenant pour toile de fond la quête d'identité, les affres de l'amour, le rejet ambiant de l'homosexualité.

Kuba est un nageur plein d'avenir, promis à des résultats au plus haut niveau. Sa rencontre avec Michal remet tout en cause. Sa motivation, sa relation avec Sylvia, son équilibre intérieur. Sur les rails d'une carrière annoncée brillante, Kuba ne trouve pas la force de cacher à son entourage ses sentiments naissants pour Michal.

Le thème de l'homme à la vie normale et casé avec une nana découvrant qu'il aime un autre homme est récurrent dans le cinéma contemporain. Le récent "Free Fall" nageait dans la même mare avec plus de réussite. Kuba n'a pas une attirance pour la gente masculine en général mais pour un homme en particulier. Pris par surprise, hébété par des sentiments qu'il ne ignorait, il vit un tourment naissant. Sa réaction est de faire table rase. De sa carrière, de son amour pour Sylvia.

Le film se concentre sur Kuba, personnage taiseux et retors à la violence dissimulée sous un faciès figé. Peu de manifestations déchirantes, le personnage n'est pas dans l'esclandre. L'effet dramatique en est amoindri, son comportement passe pour de l'insensibilité et j'ai eu peine à croire à ses sentiments. 

Finalement, et comme par surprise, le choc du film transparait dans une scène finale où l'injustice du monde nous saute à la gueule. L'homophobie sournoise revêt l'habit de la violence aveugle et ne connait aucune pitié. Cette révélation tardive donne tout son sens à un film qui peinait à décoller.

- "Le dernier diamant" est une transcription française d'"Ocean's Eleven". Un casse spectaculaire est présenté dans les moindres détails, de la préparation au dénouement. C'est bien fait, suffisamment rythmé pour tenir en éveil et à la méticulosité impeccable.

Pas le film de l'année mais un futur film du dimanche soir qui devrait connaitre une carrière tranquille dans le programme audiovisuel. Premier surpris de ne pas avoir été ennuyé par ce blockbuster tricolore, j'y trouve des motifs de satisfaction, même au-delà de la toujours craquante Bérénice Béjo.

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