'ai vu la biographie de James Dean "Life" (4/5) par Anton Corbijn. Et sans être une hagiographie biblique de l'acteur disparu trop tôt à 24 ans après seulement 3 films, ce récit de la période préfigurant l'explosion de sa carrière est un coup de maitre. Depuis un extraordinaire "Control" consacré à Ian Curtis et aux débuts du groupe Joy Division, le réalisateur néerlandais n'avait signé que des films mineurs. Un très moyen "The American" et un léger "A most wanted man". Life le fait remonter très haut dans la caste des réalisateurs qui comptent.


Un photographe s'entiche d'un jeune acteur encore inconnu dont la première prestation dans A lest d'Eden doit sortit incessamment sur les écrans. Dennis Stock et James Dean vont vivre une aventure particulière qui fera naitre la légende de Jimmy.


Quelle belle surprise que ce Life! En se concentrant avant tout sur la quête de célébrité du photographe, Anton Corbijn met une distance avec un James Dean tour à tout mystérieux, immature et indépendant. Dane DeHaan n'a beau avoir qu'une ressemblance toute relative avec James Dean, son attitude et ses mimiques le transforment parfaitement. Et chacune de ses apparitions apporte une dimension aussi historique qu'onirique.


Robert Pattinson s'en sort plutôt bien, mais James Dean fait la majeure partie du travail. Ses attitudes, sa manière de réfléchir avant de parler et de sortir une réplique inattendue, ça fonctionne très bien. Avec la musique Jazz typique de 1955 mêlée à la nonchalance d'un James Dean en dedans, ça marche très bien.


Je recommande chaudement ce film, il mérite tous les lauriers qui lui sont tressés.