A vu « Les grandes ondes (à l’ouest) » (3/5). Gentil film bobo sur les turpitudes d’une équipe de radio suisse en vadrouille pour un reportage dans le Portugal d’avant et pendant la révolution des œillets en 1974. Ambiance furieusement seventies pour cette sympathique pochade qui réussit à faire naitre quelques sourires. Des longueurs, des fulgurances, une partouze, de tout pour faire un monde.

Julie, Cauvin et Bob sont les 3 membres d’une équipe de la radio suisse envoyée au Portugal pour commenter les résultats fabuleux des subventions suisses dans un pays encore assez pauvre. Faute de preuves tangibles, l’équipe rame tandis que la révolution des œillets éclot dans un pays enthousiaste. Cet évènement historique, en plus de libérer le pays de la dictature, va révéler les 3 pieds nickelés à eux-mêmes.

Ambiance détendue pour ce film qui joue avec les codes d’une époque dans l’ère du temps. Après les pantalons pattes d’eph’ d’American Bluff, place aux motifs colorés et bariolés de Valérie Donzelli. Les héros suisses luttent avec leurs problèmes du quotidien, normaux et anonymes au possible. Pas géniaux pour un sou, ils iront outre leurs petites ambitions et leurs inimitées initiales pour partager avec un tout un peuple le bonheur retrouvé.

Difficile de discerner une quelconque philosophie de l’existence au-delà du simple dépassement de soi. Au milieu de situations ubuesques et de répliques dignes d’un non-sens anglais, l’humour suisse fait ses preuves, avec des petits riens. C’est peut-être ça le charme de la suisse, ne pas en faire tout un fromage !