Adèle Exarchopoulos et Tahar Rahim font revivre l'époque trouble de l'anarchisme à la fin du XIXe siècle. Un petit groupe se fait fort de bousculer le pouvoir en place avec leurs petits bouts de ficelle. Lui est un policier infiltré qui se prend au jeu... mais les yeux de la belle font vaciller ses convictions.

Les anarchistes (2,5/5) est une tentative louable de faire revivre une époque passionnante. la lutte des classes battait son plein et l'opulence des puissants scandalisait des opprimés bien décidés à manifester leur mécontentement. Simplement, ces anarchistes sont une tempête dans un verre d'eau, désorganisés, démunis, seulement habités par leurs belles idées...

La fiction se rapproche d'une réalité pas si cinématographique que ça et la lutte devient surtout une belle histoire d'amour où raison et passion se livrent une lutte à mort. Image aux reflets bleutés, philosophie de comptoir, l'anarchisme se rapproche un peu trop souvent d'un combat stérile perdu d'avance. Pas vraiment de fantasmagorie dans ce film avec peu de moyens et peu d'ambition.

Et quand j'entends une chanson en anglais pendant le film et un reggae pour finir, ça frise le scandale, en tout cas l'uchronie sans substance, reflet d'un film imparfait même si charmant. Un visionnage à la télé suffira...