A vu « Les trois frères, le retour » (2.5/5). Synonyme de fossé culturel grandissant entre une critique déconnectée (voire sur la lune) et un public qui veut du fun, le dernier film des Inconnus est un saut rafraichissant vers cette époque bénie où la France entière se retrouvait devant « La télé des Inconnus ». Epoque riche en références et en rafales de rires. Le trio a certes un peu perdu de sa grinta mais conserve de son sens de la situation burlesque.

Et je dois dire que j’ai bien ri pendant ce film parfois un peu mou mais souvent très drôle. Les 3 frères Latour sont toujours dans la dèche, à la recherche d’un tuyau pour se faire du flouze. Les péripéties s’enchainent, certes inégales mais, je le répète, j’ai souvent ri de bon cœur. Ne serait-ce pas cela l’essentiel ? Nostalgie quand tu nous tiens, les références à l’âge d’or éparpillées au gré des aventures font mouche et plaisir.

Et je dois dire que pour une fois, mon Inconnu préféré est Pascal Légitimus. Bourdon est moins subtil qu’auparavant, et Campan fait son Campan. L’air bougon de Pascal interpelle constamment, et quand il prend son accent africain, les rires fusaient dans la salle. Les Inconnus savent encore faire des blagues faussement racistes mais vraiment drôles. Ils ont atteints un tel statut qu’ils sont intouchables, et j’attends le canard de gauche qui les attaquera. Le comique de situation existe encore, et ça fait bien plaisir…