a vu "Le mur invisible", film autrichien, intimiste et confiné, note: 2/5.

Déposée dans un chalet des hautes-alpes autrichiennes, une femme se retrouve séparée du reste du monde par un mur invisible, transparent, au-delà duquel toute viesemble s’être pétrifiée. Désemparée, elle tente de faire face à son autarcie en découvrant, dans le périmètre accessible, les quelques animaux accessibles et les moyens de survivre.

Film ultra réaliste, "Die Wand" part pourtant d'un postulat déroutant. Un mur invisible, au sens premier du terme, c'est de la magie ou du surnaturel. Et comme je suis assez peu porté sur l'un ou sur l'autre, je penche plutôt pour une psychose de l'héroïne, prisonnière d'abord en elle-même. Quelques indices tentent de souligner la plausibilité du mur invisible, mais j'aurai du mal à rentrer dans ce débat. Donc une héroïne un peu folle, le film laisse penser le contraire, vu sa capacité de survie. Une base bancale, déjà.

L'héroïne, esseulée et probablement citadine, se retrouve néanmoins désorientée face à une situation impossible. Pourquoi elle? Pourquoi dans les Alpes? Sans aucun autre être humain, elle doit vivre avec une arche de Noé improvisée. Un chien, un chat, une vache. Une réserve de nourriture quasi illimitée ne laisse pas de lui faire se poser des questions. Comment faire face à la solitude, dans des paysages certes enchanteresses, mais néanmoins proches du désert lorsqu'il n'y a personne à l'horizon.

1h48 de solitude, on pourrait croire que c'est un peu long. Ca l'est quand même, il faut bien l'avouer. Elle coupe du foin, elle coupe du bois, elle regarde l'horizon, elle écrit ses mémoires, elle se pose des questions. Nous aussi.