Une femme iranienne (3,5/5) et Le labyrinthe du silence (4/5) sont les deux films les plus mémorables vus ce week-end.

Le premier est une histoire d'amitié touchante entre deux femmes dans l'Iran moderne. L'arrière plan politique est à peine une toile de fond pour un film porté par une vraie histoire et deux destins. Rana conduit un taxi malgré l'interdiction du gouvernement pour rembourser la dette de son mari emprisonné. Adineh est rejetée par sa famille car elle refuse de se marier et cache un lourd secret. Le film montre les spécificités d'une société encore traditionaliste sans les condamner. Les liens qui se tissent entre les personnages servent de fil rouge à un récit où la sensibilité et l'empathie révèlent le meilleur de l'être humain. Un beau récit, un beau moment de cinéma que je recommande.

Le labyrinthe du silence est un film plus tendu et plus historique sur le poids de la WWII sur la conscience de la population allemande. 13 ans après la fin du conflit, un procureur se met en tête de juger les bourreaux du camp d'Auschwitz, bourreaux qui se sont mêlés à une population dont le réflexe est de chercher à oublier le passé. Pour passer à autre chose et assurer le relèvement d'une population déboussolée par le souvenir du conflit. La jeunesse danse, la société se remet, le passé est caché sous le tapis. Le film montre que pour se reconstruire, les gens peuvent préférer laisser de côté les horreurs pour ne éviter le poids de la culpabilité collective. Le procureur pense au contraire que les coupables doivent être jugés, pour justement ne pas oublier. Thèse bien menée, film juste et sujet plus que touchant. Un film qui ne peut pas laisser indifférent.