Pour le film du mois de juillet, dans un monde idéal The Dark Knight Rises se serait imposé sans hésiter. Cet épisode pétaradant et atomique clôture avec brio la trilogie mais n'arrive hélas pas à la cheville de son prédécesseur. On attendait au bas mot du mieux, et on n'a du se contenter d'un épisode juste très bon. Le monde est cruel, mais en atteignant la perfection dés le 2e opus, Christopher ...Nolan condamnait fatalement le 3e à un accueil bien moins extatique.
Non, le mois de juillet fut canadien avec deux films de là-bas "Starbuck" et "Laurence anyways". Starbuck est le pseudonyme choisi par un canadien lambda devenu donneur de sperme par besoin financier. Sauf que ce geste somme toute anodin (n'est ce pas?) produira une descendance très nombreuse et désireuse de connaitre la véritable identité de ce prolifique géniteur. Idée complètement folle, complètement canadienne, pitch d'un film qui rend heureux tant son déroulé fait décrocher des rires et sourires en rafale. Un humour universel(lement canadien), simple, touchant, avec un héros à l'empathie désarmante, maladroit, prisonnier d'une situation qui le dépasse, mais qu'il assumera... ou pas?
Laurence est un homme (comme son prénom ne l'indique a priori pas) qui décide de vivre en femme, à 3O ans révolus, comme tout son être l'a toujours réclamé. Ses cheveux deviennent longs, du maquillage se pose sur son visage, les jupes se substituent aux jeans, et son entourage est prié de s'y habituer, fiancée inclue. Attention film imparfait, souvent long, avec moult scènes inutiles, mais... le nombre de scènes plastiquement et formellement parfaites confirme le talent de ce jeune réalisateur (Xavier... Nolan??? tiens tiens) qui n'a pas peur d'en jeter plein les yeux. Une bonne dizaine de scènes se sont gravées dans mon esprit, la mise en scène, la musique, les expressions... attention film génial. Batman a trouvé son maitre.