a vu "Last days of summer" (4/5). Kate Winslet et Josh Brolin illuminent ce film de Jason Reitman (In the air, Juno). L’histoire d’amour est hypnotisante, l’émotion est omniprésente, la réalisation est flamboyante. Les flashbacks et la voix-off apportent une dimension onirique totalement fascinante. Ils éclairent l’histoire par petites touches discrètes, faisant émerger les secrets enfouis à la toute fin du film. Magistral.

Je parlais ce matin de "The thin red line" de Terrence Mallick, je trouve la coïncidence troublante. De nombreuses similitudes rapprochent ces deux très bons films. Ce lien ineffable entre homme et femme, les regards plein d’amour… et de mensonge, la dure réalité cachée sous les aspects du songe. Le conte de fée qui se transforme en cauchemar, la fatalité qui rompt le charme. Ce que j’ai pu ressentir pendant le film de Mallick, je l’ai également ressenti pendant les presque 2 heures de ce film. 

Ce film m’a positivement surpris par l’extrême habileté du scénario et la finesse des sentiments. Pas de tocsin ni de trompette, juste des personnages blessés par la vie qui essayent de se reconstruire. Et Kate… lumineuse comme toujours, belle et fragile, une vraie déesse grecque comme toujours. Josh Brolin joue sa partition, tout en retenue et en sobriété, rien à en redire. Quant à cette évocation d’une Amérique paranoïaque et perpétuellement sur ses gardes (même si l’action est censée se positionner en 1987), elle témoigne d’une époque, la notre. Quoi de plus commode que de remplacer une époque par une autre. Le seul intérêt dans le film, c’est l’importance des journaux et des infos à la télé pas d’Internet.

Je pense que je retournerai certainement revoir ce film avec ma collaboratrice. Parce qu’il le mérite!

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