Deux séances cinés aujourd'hui, L'insoumis (2,5/5) et La Vanité (2/5). Pas des films inoubliables malgré leurs qualités.

Insoumis narre la lutte pour le respect de la majorité francophone au sein d'un Quebec dirigé par une minorité anglophone omnipotente dans les sixties. Frustration, crispation, lutte et bombes meurtrières sont les pavés du chemin suivi par un groupe proto-révolutionnaire. Ca sent le marabout et le bout de ficelle, l'amateurisme règne. Ca semble délicieusement suranné et extrêmement limité. Tout un film sur un sujet plutôt anecdotique, ça fait cher la séance de ciné. Malgré tout, il y a de belles prestations de jeunes acteurs prometteurs et une sensation de gâchis dommageable pour ce groupe révolutionnaire volontaire mais aveuglé.

La Vanité est l'histoire d'un malade fatigué de la vie et des traitements lourds qu'il doit suivre pour vaincre son cancer. Il décide de se faire euthanasie en suisse. La présence d'une assistance médicale et d'un voisin de chambre ouvert aux plaisirs tarifés va transformer son expérience. C'est un film paisible, rempli de surprises mais lent, très lent. Certainement du fait de ma soirée d'hier soir, j'avoue m'être endormi à l'orée du dernier quart du film... voilà, un exercice de style intéressant mais passablement alambiqué.