a vu "La Sirga".

Film colombien dans la mouvance de ce cinéma actuellement original et foisonnant (cf "La Playa"), La Sirga est le nom de l'auberge dans laquelle Alicia trouve refuge après la mort brutale de ses parents. Recueillie par son... oncle Oscar, Alicia porte en elle un mystère que le silence du lieu n'apaise en rien. Le retour du fil d'Oscar n'apportera que plus de questions.

Film taiseux et taciturne, "La Sirga" vaut avant tout par son atmosphère panthéiste à la Terrence Malick. La nature insondable joue un rôle central, tantôt muette tantôt assourdissante, au coeur d'une lagune que l'on imaginerait volontiers paisible. Mais au delà de ce style très National Geographic, les silences pesants, les visages fermés, les regards perdus, les sourires absents et l'épais mystère plombent une atmosphère sans joie ni exubérance. Hypnotique pour certains, assoupissant pour d'autres, je n'y ai vu qu'un aimable amateurisme sans ambition ni ampleur.

Note: 1,5/5, l'enthousiasme s'est évanoui très vite sous le poids d'un ostracisme artisanal.