Film porté aux nues par des publications un peu bobo-arty, je suis allé vérifier ce qu'il avait dans le ventre. Et au final, ce film n'en est pas vraiment un. Evocation onirique des charmes évanescents d'une ancienne colonie portugaise en métamorphose continue, encore marquée par une atmosphère et une architecture séculaires qui lui donnent un air de ville fantôme, "LDFQJVM" accroche par son parti pris littéral. Le vrai héros est cette ville magique, l'histoire n'est qu'un prétexte sans relief.

 

Alors il faut se laisser mener par le bout du nez dans des quartiers qui rappellent furieusement Lisbonne. Le héros physique est un personnage sans visage, sa voix guide la narration et présente les quartiers. Venu du Portugal pour sauver un ami menacé de mort, il ne le trouvera jamais mais se remémorera son enfance à Macao, 30 ans plus tôt. Voyage initiatique et entêtant, qui lui fait échouer dans sa tentative de sauvetage. Mais en se retrouvant, il mène le spectateur sur le chemin de sa jeunesse.

 

Macao n'est pas qu'un Las Vegas de lumières et de tours. Un esprit séculaire rode dans les ruelles, sur les façades de bâtiments défraichis, dans ses chemins moisis.

 

Alors, film interdit aux fans d'histoires chiadées et hyper scénarisées. Le domaine du rêve régit cette histoire proche du guide touristique, le charme en plus.

 

Note: 2,5/5, je me suis laissé envahir par l'esprit du film. Et il est bon de se laisser surprendre au coin d'une ruelle peuplée de chats errants.

 

 

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