a vu "La chasse". Film danois racontant l'histoire triste à en pleurer d'un ancien professeur, surveillant dans un jardin d'enfant, accusé à tort de choses horribles qu'il aurait perpetrées sur une enfant. A tort dis-je, car le spectateur est rendu témoin de l'absence de fondements quant à ses accusations qui détruisent presque totalement l'existence du personnage. Presque, car certains ne lui tou...rnent pas le dos et ne croient pas en sa culpabilité. C'est tout l'objet du film, la défiance, les racontards, le poids incalculable de la rumeur. Alors le spectateur sait, tous les moyens lui ont été donnés de s'aperçevoir de la méprise, de l'injustice ("Les enfants ne mentent jamais" semble être l'élement principal de l'accusation... n'ont-ils jamais été enfants???). Mais dans un cas similaire sans que le réalisateur n'associe le spectateur à la réalité de la méprise, comment réagir? Coupable? Pas coupable? Cette question m'a taraudé pendant tout le film. Pour le reste, l'acteur est suffisamment charismatique et empathique pour crédibiliser son rôle de victime expiatoire voulu par toute une communauté. Et au final, l'inconfort que procure ce film, combien même malsain et nauséabond, parvient à ne pas transformer ce drame en film d'horreur. Ce qui est quand même surprenant pour un film scandinave!!!