a vu "La Belle et la Bête" (3/5). Public clairsemé pour cette féérie française, parfois maladroite et aux effets spéciaux à l'occasion un peu cheaps (syndrome "Pacte des loups"?), mais loin d'être scandaleuse. La critique française a encore frappé. La prochaine fois, je conseille à Christophe Gans d'embaucher Catherine Deneuve dans une histoire de femme mûre s'abimant dans un road movie sans scénario. Avec quelques effets spéciaux, je lui prédis un succès monstre.
Ah oui, mon assistante a noté 3,5/5 ce film, toute enchantée qu'elle était par cette histoire de princesse avec ses belles robes.

Je ne ferai pas l'affront de rappeler l'histoire écrite par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Une jeune fille se sacrifie pour sauver son père et se livre à une bête dont le lourd secret ne cessera d'interroger la belle. Vincent Cassel et Léa Seydoux prêtent leurs traits à cette histoire déjà maintes fois adaptée au cinéma. Classique du conte de fée, cette histoire d'amour enchante générations après générations.

Pour ce film, CG a succombé à la mode du fond vert. En perdant en crédibilité, le film gagne en atmosphère onirique. Les décors semblent loin de toute réalité, regorgeant de détails et de surprises. Regarder l'arrière plan est parfois plus intéressant que suivre les acteurs principaux. Qui loin de faire défaut sont corsetés dans un scénario inégal. Les rappels de l'histoire de la bête via les songes de la belle sont très bien trouvés. Mais la narration du présent manque de peps et de mystère. L'impression de suivre un téléfilm n'est jamais loin, l'ampleur et la profondeur manquent parfois.

Mais les 2 heures du film sont loin du calvaire et la passion de ma collaboratrice a souvent suffit à me replonger dans ce récit enchanteur.