L'homme irrationnel (2/5) fait partie de la catégorie des drames Alleniens. A l'instar de grandes réussites comme Match Point ou de films moins aboutis comme Vous allez rencontrer... cette nouvelle cuvée annuelle joue sur des sentiments humains coupables et sournois. Acteurs au top mais bavardages incessants. Le film aurait pu durer 30 minutes, maximum. D'où des longueurs et le sentiment d'une facilité coupable mal degrossie...

Abe Lucas ( Joaquin Phoenix) est un professeur de philosophie au bout du rouleau. Quand il rencontre Jill ( Emma lovely Stone), le goût de la vie revient... avant le draaame!

Woody Allen donne le sentiment de toujours se faire plaisir. Fascination pour le côté obscur de l'être humain, actrices craquantes, déviations philosophiques, il égrène le fil de ses pensées pour livrer des films très intellos et personnels. LHI ne déroge pas à la règle, il manque seulement et surtout cet humour si particulier qui ravive souvent l'esprit du spectateur et donne le sourire.

Disons le, l'intrigue de LHI est tout sauf crédible et les rebondissements sont difficiles à croire. Allen a beau citer Kant, Sartre ou Heidegger, il s'enlise dans un scénario sans consistance. Et Emma a beau livrer ses plus beaux sourires, je n'y ai absolument jamais cru. Au mieux, c'est un exercice de style indolore mais sans ampleur. Et j'attends un peu plus de Woody Allen...

J'attends des opinions, je déteste écrire sur mon téléphone et j'aurais encore beaucoup à dire. Mais l'essentiel est la, ce film ne restera pas dans l'histoire...