Véritable hommage aux films d'espionnage, Kingsman choisit de moderniser les codes des James Bond d'antan. Le héros a une classe de grand papa, porte des costumes croisés plus du tout à la mode, met minable tous ses opposants avec un parapluie par balles. Modernisation des codes, really? Par ici la critique de mauvaise foi.

Harry Hart (Colin Firth) est le plus grand espion anglais vivant. Membre honorable d'une agence d'élite spécialisée dans la lutte contre... contre quoi d'ailleurs? Qui croit encore que l'empire britannique a une influence sur l'échiquier mondial? Il perpétue pourtant une classe english qui n'empêche pas ses membres de se faire dézinguer comme des bouzes sur fond de Dire Straits. L'agence comprend qu'il faut arrêter de recruter à Oxford ou Cambridge pour affronter les menaces du 21e siècle et qu'il faut écouter du Rhianna.

Harry Hart met minable une bande de branleurs pour impressionner un nouveau membre potentiel sous la coupe d'un beau père hooligan tyrannique trop fauché pour rentrer dans les stades de foot devenus trop chers pour lui. Ce jeune chien fou, Eggsy, porte un nom d'oeuf et adore les carlins. Heureusement il est bien bâti, nickel pour plaire à ses collègues espions. Un stage d'entrainement dans la campagne anglaise lui permet de travailler son bronzage.

Une nouvelle menace terrible apparait. Un richissime entrepreneur Internet, zozotant, habillé comme un gamin, fan de McDo et qui a horreur du sang menace la planète. Génération Internet = grands enfants débiles? Bonjour la subtilité... Ce Docteur Evil (Samuel Jackson) rêve de dépeupler la planète pour sauver la terre. Really? Il écoule des quantités astronomiques de cartes SIM pour télécommander l'humanité et la pousser à s'entretuer. Génération Internet = génocidaire? Really??? Un seul problème face à Richmond Valentine (quel nom... pourquoi pas Moneypenny???), cette foutue agence d'un futur ex-pays riche.

Pendant que des apprentis espions postulent pour remplacer tous les membres décimés de l'agence d'espionnage d'un ex-empire et bronzent dans le countryside aux frais du contribuable, Valentine échafaude ses plans machiavéliques. Le grand tournoi super killer a lieu dans une église du Kentucky. Toute une assistance de pieux homophobes antisémites xénophobes nazis désarmés se fait décimer par Harry Hart à coups de tatanes, pistolet, cannes de billard, couteaux, nunchakus tout ça sans froisser son costume. Rassuré dans sa virilité, il ne parvient pas à éviter un malheureux coup de feu tiré à bout portant. Fin tragique pour un héros qui met leur race à des hooligans, boit du bon whisky mais n'empêche rien. So long buddy!

Après cet épisode qui rassérène Valentine dans ses projets de décimer l'espère humaine, l'agence Kingsman trouve son repère secret, pirate son système de sécurité et dézingue toute sa garde prétorienne. Facile. Les têtes explosent comme des pop-ups colorés, pas une goutte de sang, c'est du massacre soft plein de fun et d'allégresse. Kingsman fait dans la violence Bisounours. Pendant ce temps, ça s'égorge sec à Copacabana ou Piccadilly. Le film fait un focus émouvant sur une mère de famille qui se la joue Nicholson dans Shining, elle tente d'éventrer une porte à coups de couteau pendant que sa petite fille pleure toutes les larmes de son corps pour tenter d'émouvoir sa mère qui ne rêve que de l'étriper. Really?

Heureusement, l'espion tout juste pubère et sa copine blonde et sexy parviennent à sauver le monde. Les cartes SIM sont désactivées, l'humanité est sauvée mais à quel prix? Une cougar suédoise sera la récompense de tête d'oeuf, bien vite au fait des pratiques sexuelles déviantes des espions britanniques.


Vivement le second épisode pour plus de massacres, de génocides et de subtilité!

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