a vu "Juliette" (3/5). Epatant premier film de Pierre Godeau sur le souvent difficile passage à l'âge adulte pour une jeune femme de 25 ans. Tête à claque, rebelle, sensible, déboussolée, la jeune Astrid Berges-Frisbey hypnotise l'écran, agace, séduit. Une réussite.

--

Juliette a 25 ans. Le diplôme en poche, elle se laisse vivre pour faire venir l'esprit. Entre drague et histoires d'amour bancal, elle fuit l'engagement et cherche à profiter encore quelque temps de sa jeunesse évanescente.

--

Tranche de vie séduisante que l'évocation d'une jeunesse qui s'échappe, insidieusement. Plus tout à fait jeune et pas encore vraiment mature, la jeune Juliette se cherche, se trace des chemins et efface ses pistes. Résolue à ne pas faire ce qu'elle ne veut pas faire, elle se complait dans une rêverie perpétuelle, faite d'histoires imaginaires et de rêves enfouis.

Aux côtés de la jeune Astrid Berges-Frisbey, d'autres jeunes comédiens, entre deux âges, ni jeunes ni vieux, toujours en devenir, l'accompagnent dans cette belle réussite. L'inclusion de moments oniriques dans une réalité bohême donnent une épaisseur à ce qui aurait pu ressembler à un énième film de malaise post-adolescent. Or, on touche à quelque chose de plus beau, de plus profond.

La jeune pimbêche n'est pas qu'une rebelle sans cause, mais une adulte qui se cherche et veut refuser les compromis. Histoire de courage et de souffrances, ce film séduit par sa crudité et son onirisme. Un vrai coup de coeur. Le film français n'est pas mort, le film français ne parle pas seulement d'adultères et d'histoires authentique(ment foireuses). Le film français est vivant. Merci Pierre.

--

Note: 3/5, un coup de coeur, il y en a, il faut en profiter!
 

Écrire commentaire

Commentaires : 0