"Joy" (3/5) est un film américain marketé pour le marché américain. Une outsider tente le rêve américain. Issue d'une famille psychologiquement instable, Joy vaincra tous les obstacles pour monter son business. Le récit est soigné, pas bancal, un film costaud de David O. Russel après l'échec American Bluff.

 

J-Law livre une prestation correcte. Pas tellement différente de tous ses autres rôles. Répétitif? Peut être mais elle se coule dans le rôle avec aisance, en compagnie de tous ses acolytes habituels. Bradley Cooper, Robert de Niro, ils sont tous là. Pas beaucoup d'originalité mais du rythme et un propos convaincant.

 

On suit les turpitudes de l'héroïne et l'empathie est implacable. Ne peut-on pas compatir avec une femme à l'existence morose et au destin tout tracé de perdante? Le bonheur par le travail, voilà une vraie maxime américaine. Célibataire divorcée, maman, fille modèle, elle fait la fierté de ses proches. Un peu cousu de fil blanc, on se doute bien qu'elle finira pas vaincre les maléfices.

 

Après tout, c'est adapté d'une histoire vraie et la vraie manageuse est à la tête d'un empire d'1 milliard de dollars. Est-ce que ça me donne envie de suivre son exemple? Pas trop, non :D