Film rêche et hostile que ce Je Ne Suis Pas Un Salaud (3/5). Le héros à fleur de peau s'enfonce dans un cercle sans fin de compromissions avec lui-même, de plus en plus enfermé dans ses mensonges et ses contradictions. Un quidam en est la victime, désigné très légèrement comme l'auteur de l'agression touchant le personnage principal, qui s'enfonce avec obstination dans sa maladresse. Une obstination qui devient une marque de fierté. Ne pas se dedire pour garder la tête haute.

Il vise le bien mais ne fait que le mal, cherche la paix et casse les assiettes. JNSPUS me rappelle La Loi Du Marché, versant plus misérabiliste et psychotique. Nicolas Devauchelle rappelle la fragilité d'un Patrick Dewaere tatoué et tout aussi déboussolé. Mélanie Thierry cherche a en sortir le meilleur de lui même, avec difficulté... Critique voilée de notre société actuelle? Peut être...

Un film qui agace par l'accumulation d'erreurs du héros. Ce qui souligne que le film atteint malgré tout sa cible. Reche mais pas sans émotion