a vu "Je ne suis pas mort" (2/5) et "Les salauds" (1/5).

 

- "Je ne suis pas mort": excellente idée de départ. Un jeune étudiant en Prépa-ENA, Yacine, vivote entre cours et livraisons en scooter. Alors qu'il se trouve aidé inopinément par son prof de culture gé Richard, celui-ci disparait pour se réincarner... dans Yacine. Face à l'incompréhension de ses proches et de ceux de Richard, il se rapproche de la femme de Richard et renoue avec son père.

 

Les premiers 60% du film sont haletants. Le personnage de Yacine est incarné par un Mehdi Dehbi dont on réentendra parler, Richard est un haut fonctionnaire séduisant comme un serpent, l'ascension éclair du petit jeune est intéressante. Mais l'ajout d'une dimension surnaturelle ne prend pas. Je n'y ai personnellement pas cru, et le traitement de cette pseudo réincarnation est bancal, incomplet, bâclé.

 

Je suis resté sur ma faim, voire déçu.

 

- "Les salauds" (0.5/5): le nanar de l'année. Cette adaptation d'un classique de Kurosawa ("les salauds dorment en paix") contient tout ce que le cinéma français peut faire de pire. De longs silences accompagnés de regards tendus et concernés, des dialogues insipides, des raccourcis brouillons et faussement mystérieux, des nus gratuits et répétitifs, une crudité glauque et insipide, un dénouement nauséabond.

 

Cette histoire de jeune fille violée avec la complicité de sa famille, de tonton rebelle qui recherche la vérité, et de vieux pervers intouchable est l'expression même du malaise touchant le cinéma français. Comment un scénario aussi creux et un traitement aussi racoleur a-t-il bien pu être financé? Là est la question. Ce film m'a remémoré tant de souvenirs de films français douloureux... à se demander qui a tant de fric à claquer pour rien.

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