a vu "Hunger Games: la révolte: partie 1" (2/5). Trilogie d'anticipation sortie en 2008, HG confirme la tendance actuelle initiée par Harry Potter et depuis confirmée par Divergente et Le Labyrinthe: pas de meilleur scénario que celui extrait d'un vieux bon bouquin avec du papier dedans. Suzanne Collins propose un univers d'inégalités crasses où les très riches avilissent les très pauvres et appliquent les vieux principes romains pour tenir la populace à l'oeil: du pain et des jeux avec beaucoup de sang et un survivant glorieux à la fin. Rien de nouveau, mais en total accord avec notre époque de montée des contestations sociales. HG noircit le trait, ajoute une héroïne inflexible, adjoint une romance et devient l'histoire adulée de la jeunesse d'aujourd'hui. Hollywood sait-il que cela pourrait donner des idées à certain(e)s? Ce troisième épisode sert de transition avant l'épisode final, les discussions s'enchainent et l'action vient à manquer. HG, c'est censé être un blockbuster avec des flèches et des explosions, non? Ces ingrédients sont fou justes présents... on regrette de ne pas en voir plus.

Katniss Everdeen s'est fait évacuer de l'arène des jeux par la rébellion. Emblème de la contestation, elle se cache maintenant dans le district 13 où les meneurs préparent le soulèvement à venir. Mais séparée de son Peeta adoré, Katniss craint la récupération par une présidente aux ambitions bien floues. Quel rôle va-t-elle jouer dans ce soulèvement tant attendu?

Mes souvenirs me rappellent m'être rendu à reculons dans la salle de ciné pour le premier épisode. Et d'avoir été surpris par le ton du film, bien éloigné des blockbusters habituels. La dureté ambiante, le principe philosophique de struggle for life, le surprenant dénouement, sans être complètement emballé j'étais ravi de voir un rappel sans fard de ce que peut être une existence dans le dénuement. Du genre qui existe encore dans quelques nombreuses parties du monde. La suite me semblait un relatif copié collé avec une rebelote dans l'arène, le jeu des alliances, les pièges cachés, les révélations. Autant dire que j'en attendais beaucoup du troisième épisode.

Peut être trop aux aguets, j'ai l'impression d'avoir attendu pendant deux heures une étincelle qui se produira certainement dans l'épisode final. On a beau parler d'un épisode de transition, ça fait long la transition! Alors ne soyons pas trop durs, les thèmes phares (et intéressants) évoqués dans les deux premiers épisodes sont bien présents: la propagande omniprésente, la manipulation médiatique des foules, la répression des velléités de révoltes. Ajout notable, et je n'ai pas lu les ouvrages donc je suis complètement dans le flou: la présidente me semble assez ambiguë... la scène de fin, meilleur moment du film, fait surgir une ambivalence flagrante dans ses ambitions. Son discours à tendances fascisantes me fait penser pas moins qu'aux images d'autres discours à Nuremberg. Ca laisse augurer du meilleur pour l'épisode final.

Alors pourquoi tant de doutes sur ce film? Malgré quelques très bons aspects, c'est long, très long, très très long. Philip Seymour Hoffman joue les utilités, Jennifer Lawrence ne décroche pas un sourire, pas de scènes inoubliables si ce n'est celle de fin. Mais je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Le public semblait ravi par ce 3e épisode, la mission semble donc remplie. Difficile pourtant d'être vraiment ravi vu les moments de longueur accumulés. Mais qu'importe, je ne suis pas vraiment dans la cible du film, mon avis importe donc peu 

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